Les enjeux du commerce, des accords de partenariat économique et de l’avenir de l’accord de Cotonou en Afrique Centrale étaient au centre d’un atelier organisé par le REPONGAC à Kinshasa

Le président du conseil d’administration du Réseau des plates-formes nationales des ONG de l’Afrique centrale (REPONGAC), Dr Davy Irené Louvouezo, a ouvert mardi à l’hôtel Venus, l’atelier national de deux jours sur «le renforcement des capacités de réseaux des parlementaires et de la société civile sur les enjeux du commerce, des accords de partenariat économique et sur l’avenir de l’accord de Cotonou».

M.Louvouezo a indiqué, dans son mot de circonstance, que cet atelier co-organisé par le REPONGAC et la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) constitue l’une des principales activités d’un projet du REPONGAC ayant pour objectif global «la mobilisation des acteurs de la société civile et les parlementaires des pays de l’Afrique centrale dans une dynamique de renforcement du contrôle démocratique des processus des accords UE-ACP et d’intégration régionale».

Il a expliqué qu’en plus de ces assises de Kinshasa,  des ateliers nationaux analogues seront organisés dans six autres des dix pays de l’Afrique centrale. Ces ateliers nationaux à l’issue desquels sera organisé un atelier régional poursuivent trois objectifs spécifiques, à savoir informer et former les réseaux des parlementaires et les acteurs de la société civile sur les problématiques de l’intégration régionale et sur les différents enjeux commerciaux, faciliter leur participation au développement économique de l’Afrique centrale de même que leur prise de position commune par rapport à l’avenir de l’accord de Cotonou.

Pour le président du conseil d’administration du REPONGAC, il est plus qu’urgent que les acteurs de la société civile coopèrent étroitement avec les parlementaires pour amener les gouvernements des pays respectifs à agir vite et mieux pour l’intérêt des populations d’Afrique centrale tant dans le cadre des mécanismes d’intégration régionale que dans ceux du commerce Nord-Sud.

Pour sa part, le coordinateur régional du REPONGAC à Kinshasa, Robert Mabala, qui a regretté l’absence des parlementaires invités à cet atelier, a planché sur le thème «le futur partenariat de l’UE avec les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique : des Etats et des sociétés plus pacifiques, plus stables et plus résistants». Après avoir affirmé que le renouvellement de l’accord de Cotonou (qui arrive à échéance en 2020) est acquis, le coordinateur Mabala a estimé que la société civile, notamment celle de la RDC, est appelée à donner son point de vue par rapport au nouvel accord à venir.

Créé le 27 mars 2008 à Brazzaville, en République du Congo, le REPONGAC compte à ce jour 1.200 ONG regroupées au sein de dix plateformes nationales d’ONG des pays d’Afrique centrale dont le CNONGD pour la RDC.

Le REPONGAC a pour but d’aider les plates-formes d’ONG  et d’autres réseaux des organisations de la société civile de l’Afrique Centrale à poursuivre efficacement leurs intérêts sociaux, économiques respectueux de l’environnement, de la bonne gouvernance afin d’augmenter leur impact politique dans un espace démocratique sous pression

 

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