Quatre réseau s'unissent pour la structuration de la société civile en Afrique Centrale

En Afrique comme ailleurs, la société civile joue un rôle majeur dans les dynamiques de démocratisation des Etats, de conception et de suivi des politiques de développement. Toutefois, en Afrique Centrale, les Organisations de la Société civile (OSC), souvent isolées dans leur combat, manquent de moyens et entretiennent un niveau réduit d’échange d’expertise, d’harmonisation des vues et de partage d’expériences. Un manque ou à contrario une concurrence de leadership entrave souvent la pertinence des interactions avec les instances politiques locales, nationales et surtout régionales, et les maintient dans une position marginale dans les grandes décisions.

Les Communautés Economiques Régionales ou CER (CEEAC, CEMAC, CIRGL,)  déplorent elles-mêmes l’absence  d’un interlocuteur fort et unanime émanant du milieu socio-associatif régional. Souffrant de leur manque de légitimité démocratique, ces dernières sont demandeuses d’une interface dynamique, proactive et indépendante de la société civile qui les accompagne et  participe aux enjeux de développement régionaux et internationaux, ainsi qu’aux débats qui défraient  l’actualité.

Ainsi, une structuration préalable du milieu associatif régional est indispensable en Afrique Centrale afin qu’émane de lui des propositions et plans de campagne concertés, représentatifs et efficaces, intégrés par les acteurs eux-mêmes et par voie de conséquence par les autorités publiques.

C’est donc sous l’impulsion du REPONGAC que quatre réseaux régionaux parmi les plus opérationnels et représentatifs de l’Afrique Centrale unissent leurs efforts pour structurer la société civile de la région autour d’un Comité de pilotage, entraînant dans leur sillage les organisations proactives et légitimes mues par l’intérêt général. Il s’agit de REFAC PROPAC, USYPAC et REPONGAC.  Un protocole d’entente a été signé début mai 2015 à Brazzaville, adjoint d’une feuille de route et de principes de gouvernance transparents. Ce processus inclusif et égalitaire dénote en ce sens avec les habituels désaccords de leardership et l’instrumentalisation de la sphère associative à des fins politiques.