Le Forum Politique pour le Développement 2017 a réunis l’Union Européenne et les Pays d’Afrique Caraïbes pacifiques.

cloture du forum politique pour le développément

Le Forum Politique pour le Développement (FPD) a eu lieu du 21 au 23 mars 2017 à Bruxelles. Il a regroupé près de 161 délégués des Organisations de la Société Civile (OSC), des Autorités Locales (AL), du secteur Privé et de la Commission Européenne. Les débats pour cette année ont tournés autour des thèmes ci-après:

  • Le consensus européen pour le développement : une réponse plus crédible et plus efficace à des défis plus complexes et étroitement liés ;
  • Le Futur partenariat entre l’union européenne et  les États d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique;
  • Les partenariats inclusifs et multipartites ;
  • Examen à mi-parcours des instruments de financement extérieur.

La discussion autour de chacun de ces points, a permis de relever que l'Union Européenne fait face aux turbulences caractérisées par la xénophobie, le populisme, le changement climatique, les conflits et les inégalités, ces facteurs  menacent les progrès  accomplis ces dernières années en matière de développement.  Face à cela il été  jugé nécessaire pour l’union européenne de réviser le consensus européen après une consultation avec ses différents partenaires composés des organisations de la société civile, des autorités locales, du secteur privé,  des donateurs et des Etats membres. Par ailleurs, ce nouveau consensus pourra reposer sur les 5P à savoir: Planète ; Peuple ; Prospérité ; Paix et Partenariat.

S'agissant du futur de partenariat entre l’union européenne et les États d'Afrique, Caraïbes et Pacifique, le débat a tourné autour des plusieurs questions suivantes auxquelles les panélistes (OSC, AL, Secrétariat ACP, Commission Européenne) devaient aborder avec l'ensemble de la plénière  à savoir : Comment ce partenariat ACP-UE révisé devrait-il refléter le rôle de l'Europe dans la mise en œuvre de l'agenda 2030 ? Comment les six priorités proposées pour le futur partenariat et la focalisation limitée seulement à quatre de ces priorités par région sont-elles cohérentes avec l'approche globale et intégrée de l'agenda 2030 en lien avec la volonté déclarée de construire des positions communes au niveau  international?

Quelle sera la raison d'être de l'accord Post-Cotonou : intégration commerciale et économique sur les marchés mondiaux, l'OMC.....? Comment élargir et structurer ce partenariat ? Quel est le lieu et le poste des institutions communes ?

Le futur cadre appuiera-t-il les principes d'appropriation démocratique et de participation multipartite ? Comment assurer un dialogue plus structuré et une plus grande responsabilisation des différentes parties prenantes dans le futur partenariat UE-ACP ?  Et enfin, comment les parties prenantes participeront-elles au processus de révision des relations UE-ACP à chaque niveau ?

Apres  discussions  autour de ces questions, il est ressorti qu’il faudrait un partenariat égal à égal  dans le respect mutuel entre ACP –UE. L'Europe de par son rôle clé devrait assurer le transfert des compétences et connaissance,  tandis que les pays ACP devraient impliquer les acteurs OSC, AL et le Secteur privé dans le processus.  Les pays ACP et l’union européenne devraient ensemble soutenir et appuyer politiquement et financièrement les OSC et les AL.

Pour ce qui est du partenariat inclusif et multi-acteurs, unanimement les participants ont reconnu que sans l'implication de tous les acteurs,  la réussite de l'agenda 2030 poserait problème ;  d'où la nécessité de mettre en place et à tous les niveaux ( national, régional et global) des partenariats inclusifs , et aussi reconnaître que pour le développement  local , il faut  permettre aux AL et aux OSC de jouer le rôle clé , en instituant le FPD au niveau de chaque pays avec l'appui des délégations de l'UE.

Enfin au niveau des instruments financiers, l'évaluation à mi-parcours à révéler des progrès énormes. Néanmoins beaucoup reste à faire, surtout avec le FED,  l'implication des OSC et AL, la libération de 15% prévu par l’accord de Cotonou devrait être effective ainsi que son amélioration. Les travaux ont été clôturés par le Commissaire au développement  Neven Mimica.

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